Olivia Darricau, brodeuse indienne
Après plusieurs années passées au Rajasthan et dans les hauteurs himalayennes de Dharamsala, cette aventurière de 32 ans a posé ses valises à Delhi, où elle a monté son atelier de broderie. Portrait.
C’est au deuxième étage d’une maison située au cœur du quartier de Shahpur Jat dans le sud de la capitale indienne, qu’Olivia Darricau a monté son business il y a plus d'un an. Un bureau sobrement décoré, couplé d’un minuscule atelier de broderie dans la pièce adjacente où s’affairent une petite dizaine d’employés. "Je connais bien les gars avec qui je travaille, ils sont tous originaires du Bihar", affirme-t-elle. "Je dessine parfois les motifs pour leur montrer donc quand ils voient que tu sais travailler, le rapport est différent", poursuit-elle.
Arrivée il y a 4 ans à Delhi, Olivia travaillait au départ de son domicile faisant faire ses articles "à droite à gauche dans les ateliers" avant de s’installer à Shahpur Jat, un de ces villages urbains, où sont concentrés de nombreux artisans et stylistes de la ville, devenu son nouveau QG dont elle connait tous les recoins. Modestes, ses nouveaux locaux lui servent toutefois plus de laboratoire que de véritable usine. "Je fais plus de l’échantillonnage", explique-t-elle. Les grosses commandes sont délocalisées.
"A Delhi, tout se fait surtout par bouche à oreille avec les créateurs, il y a toujours des gens qui cherchent des ateliers. Il y a beaucoup gens, et beaucoup de Français, dans la mode mais il y a de la place pour tout le monde", assure la jeune créatrice, précisant qu’il faut naturellement "un bon carnet d’adresses".
Dharamsala-Jaipur-Delhi
Si elle a rapidement trouvé ses marques à Delhi, c’est qu’Olivia n’en est pas à sa première expérience indienne. "Je connais bien le pays, les gens, l’Inde indienne !", résume-t-elle. Arrivée, il y a 12 ans sur le sous-continent "à la recherche d’aventure" après une expérience décevante sur les bancs de la fac à Montréal, elle décide de s’installer à Dharamsala, dans le nord de l’Inde où elle se lance dans les bijoux et le textile.
Quelques années plus tard, Olivia quitte les collines himalayennes pour s’installer à Jaipur, au Rajasthan. Et c’est dans la ville rose qu’elle fait véritablement ses armes. "Jai eu la chance de travailler avec quelqu’un qui s’occupait des accessoires pour Christian Lacroix. J’ai travaillé avec elle pendant quatre ou cinq ans et j’ai beaucoup appris dans la haute couture, le top du top de la mode où il faut comprendre le goût du créateur, les exigences de qualité", raconte-t-elle.
Baroudeuse, amoureuse du voyage qui "ne voulait pas faire sa vie en France", Olivia a su adopter et s’adapter à Delhi la mégalopole, une face de l’Inde qu’elle ne connaissait pas. "J’apprécie beaucoup de vivre à Delhi, même si les gens mettent deux ans avant d’être sympa. Ici je peux sortir sans avoir peur, il y a une certaine vie culturelle, on trouve des gens intéressants, des artistes...Au niveau boulot, tout est à porté de main", explique-t-elle.
Mais ce qu’elle préfère, c’est surtout fouiller aux fonds des ruelles de la vieille ville, à la recherche de perles ou d’accessoires, passer des heures à boire le thé et discuter en hindi avec les commerçants, "entre les chèvres et les mecs morts de rires car ils n’ont jamais vu une blanche".
Pour l’heure, Olivia n’a plus la bougeotte, d’autant qu’elle "commence à récolter les fruits de son travail" dans la capitale indienne et compte bientôt lancer sa propre marque. "L’Inde change, c’est sympa d’être ici à ce moment là. Toutes les possibilités s’ouvrent et je ne me lasse pas du pays et des gens".
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Photo : Madââme la Blanche tient la pose au milieu de ses esclaves.
"ce qu’elle préfère, c’est surtout fouiller aux fonds des ruelles de la vieille ville, à la recherche de perles ou d’accessoires, PASSER DES HEURES à boire le thé et discuter en hindi avec les commerçants,"
Passer des heures à ne rien faire, pendant que les autres triment à même le sol, dans un "minuscule atelier" et non climatisé (cf. les ventilateurs de la photo). La honte ne l'étouffe pas.
"Je connais bien le pays, les gens, l’Inde indienne !"
Pas tant que ça puisque apparemment elle croit que ce n'est qu'à Delhi qu'elle "peux sortir sans avoir peur" et où "il y a une certaine vie culturelle, on trouve des gens intéressants, des artistes...". C'est bien connu, ailleurs c'est peuplé de hordes de Sauvages totalement incultes qui violent les Blanches dès qu'ils les voient...
"Pour l’heure, Olivia n’a plus la bougeotte, d’autant qu’elle "commence à récolter les fruits de son travail" dans la capitale indienne et compte bientôt lancer sa propre marque."
Plus précisément, elle commence à récolter les fruits du travail de vrais travailleurs, exploités par elle et ses commanditaires, et subissant des conditions de travail inacceptables.
Cet article est un scandale ; ne lisez-vous pas les propres productions de ALJ ? Comment n'avez-vous pas réalisé l'anormalité du style admiratif présent dans cet article, quand vous produisez dans le même temps ce très bon article sur les conditions de travail et de pollution en Chine :
http://chine.aujourdhuilemonde.com/lethique-en-toc-des-multinationales-e...
Galanga n'a pas tort, l'esprit de ce papier sent quand même un peu le "syndrome du vieux colon", la blanche au milieu des hommes indigènes avides de peau blanche!
Dommage, votre journal nous a habitué à un meilleur traitement de l'information et à des portraits plus sympathiques. Même si la baroudeuse aventurière du textile a une vision étriquée de l'inde, malgré ses 12 ans passés là bas, il aurait été intéressant justement de souligner les limites d'une telle vision passéiste de l'inde. De toutes façons, elle a bien résumé ses limites en trouvant qu'à New Delhi il y'a juste , je cite "une certaine vie culturelle"!!! Formidable humour Madame! C'était de l'humour, n'est-ce pas??
Oui je rejoins les 2 commentaires plus haut, ce portrait manque de critique. 12 ans en Inde, elle a appris un metier et a monter un petit atelier. Bon c'est bien, j'espere que son entreprise grandira, elle qu'elle pourra produire a moindre cout des articles "haute couture" revendu 2000 fois leur prix en europe...
Bonjour,
Bizarre comme je m'attendais tellement à une remarque de ce genre sur la photo! Un(e) Indien(ne), à la place d'une étrangère, n'aurait évidemment pas choqué... même si bien souvent, les patrons indiens ont moins de considération pour leurs employés. Pour les "conditions inacceptables", idem. Monter un business en Inde, c'est être un néo-colon selon vous?
Et oui, à Delhi c'est tout de même plus facile de sortir sans avoir peur et se faire remarquer quand on est étrangère qu'à Jaipur ou Dharamsala, villes plus petites et plus conservatrices. Pareil pour la remarque sur la vie culturelle, qui est beaucoup plus riche à Delhi que dans ces villes et bien d'autres en Inde...ça montre ses limites selon vous? vous êtes bien dur(e),...Quelles villes en Inde offre selon vous une vie culturelle plus riche? connaissez-vous seulement Delhi?
Sur "les indigènes avides de peau blanche",c'est vous qui fantasmez complètement.
"C'est bien connu, ailleurs c'est peuplé de hordes de Sauvages totalement incultes qui violent les Blanches dès qu'ils les voient..."
Donc dire qu'il y a une certaine vie culturelle à Delhi équivaut à penser que le reste de l'Inde est comme ça? Vous allez loin quand même...je pense qu'ayant vécu 12 ans en Inde, en dehors des grandes villes et de la "bulle expat" Olivia a une vision un peu plus positive et moins cliché que les intentions que vous lui prétez.
Comment peut-on tirer des conclusions aussi rapidement et passer à côté de l'essentiel ? Car c'est bien ce que vos commentaires laissent à penser. Vous vous concentrez sur des clichés, en manquant totalement le fait que cette jeune femme créé de l'emploi, stimule la créativité, et resserre un peu plus à son niveau, certes modeste, les liens économiques entre nos deux beaux pays ! Non seulement cette jeune femme parle hindi couramment, mais elle ne passe pas ses journées à se tourner les pouces...Ce n'est nullement dit dans cet article. Boire du thé était sûrement une façon de dépeindre la façon dont une artiste a besoin de discuter, penser, dessiner pour pouvoir VOUS dessiner un sac que vous acheterez sans regret aucun en soldes chez Zara !!! Par contre, il semble que certains ne passent pas des heures à boire du thé mais à raconter des sottises. Est-on colonialiste parce qu'on s'expatrie dans un pays, et qu'on ose, Oh malheur, créér son entreprise, et employer de la main d'oeuvre locale ? Doit-elle plutôt engager des petits Français jaloux ? Ou bien aligner les salaires européens, improbables pour d'autres entreprises indiennes de telle sorte qu'elle dérèglerait le marché ?
Cette jeune femme est de toute évidence très courageuse et passionnée. Bonne chance à elle ! Elle a d'autant plus de mérite que oui, c'est plus difficile pour une femme, oui, les Indiens vous regardent hors des grandes villes avec des yeux ébahis et un peu embarrassants (bien qu'inoffensifs). N'estc-e pas plutôt cette image d'une femme seule au moyen d'hommes sur la photo qui vous gêne ?
Gitanjali,
c'est bien la première fois qu'on me taxe de "regard cliché"!! c'est une vision que je combats depuis 30 ans. Inutile de monter sur vos grands chevaux. c'est plutôt l'article qui voulant nous raconter une success story comme il en existe des milliers en inde et ailleurs de par le monde, est tombé dans un portrait guimauve et cliché. Nous n'avons fait que souligner ce fait. De même que les citations totalement absurdes (oui je maintiens!) de la dite baroudeuse. Mais il faut regarder le bon coté des choses, elle s'est installée dans un pays de sagesse et de culture, encore quelques années et elle sera peut être assez "sage" pour arriver à comprendre l'inde et ses merveilles (et là je ne parle pas des clichés ni des cartes postales!).
Au fait, je parle hindi sans vivre en inde, et je n'achète pas mes sacs chez Zara.
Shanti
"entre les chèvres et les mecs morts de rires car ils n’ont jamais vu une blanche". C'est bien elle qui en parle dans ces termes.
Quand à l'aspect culturel, ce que je soulignais était le juste "une certaine culture" je trouvais l"expression très réductrice par rapport à la richesse culturelle de cette ville!!! Mais comme vous nous demandez une liste d'autres villes, je vous propose d'aller découvrir Kolkata, Bangalore, Mumbaï,.....
C'est quand même incroyable de ne pas comprendre que le choix des mots peut être très important et que partant d'une bonne intention, un mauvais choix et un mauvais enchainement peuvent écorner ce qui se voulait être un joli portrait.
Shanti
Pourquoi tant de haine ?
Bonjour M. Guinard,
Sur la photo : généralement quand un patron ou une patronne pose, soit il/elle est seul(e) avec de préférence un échantillon des produits, soit il/elle pose avec ses employés souriants disposés en rang d'oignons autour de elle/lui. Ici, les employés bossent par terre la tête baissée tandis que Madââme-la Blanche-regardez-comme-je-suis-nonchalemment-à-la-mode tient la pose comme sur un podium de défilé. Le contraste est saisissant de symboles néo-colonialiste et ultra-libéral.
Le fait (que je conteste pas) que les patrons indiens ont peu de considération pour leurs employés ne vous permet aucunement de faire un portrait tellement "passe moi la pommade" de celle-là, de patronne. Et c'est cela qui me choque.
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sur ma phrase "C'est bien connu, ailleurs c'est peuplé de hordes de Sauvages totalement incultes qui violent les Blanches dès qu'ils les voient..."
Vous me répondez d'abord "Sur "les indigènes avides de peau blanche",c'est vous qui fantasmez complètement."
Ma phrase est évidemment ironique, je pense évidemment au contraire que les Indiens ne sont pas des violeurs (spécial Blanches ou pas) ; c'est ce que dit la dame qui me fait penser qu'elle a cette idée préconçue.
Vous me répondez aussi "Donc dire qu'il y a une certaine vie culturelle à Delhi équivaut à penser que le reste de l'Inde est comme ça? "
Non, ce n'est pas là mon raisonnement. Mon raisonnement se base sur un tout petit mot, que vous ne semblez pas avoir noté, et qui décuple le sens des mots qui suivent : "Ici".
Elle dit : "ICI je peux sortir sans avoir peur, il y a une certaine vie culturelle, on trouve des gens intéressants, des artistes..."
Elle ne dit pas par exemple "A New Delhi plus qu'ailleurs je peux...". Elle indique clairement un "Ici" et donc je ressens que pour elle "Ailleurs qu'ici" "elle ne peux PAS sortir sans avoir peur, il n'y a PAS de vie culturelle, etc."
Mais sans doute (comme l'a relevé MoniaD, je l'avais ratée celle-là) pour elle la "certaine vie culturelle" c'est surtout la vie culturelle bobos comme à Paris, peut-être (je m'interroge) que pour elle toute la très riche culture indienne, ce n'est pas de la culture...
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Vous dites : "je pense qu'ayant vécu 12 ans en Inde, en dehors des grandes villes et de la "bulle expat" Olivia a une vision un peu plus positive et moins cliché que les intentions que vous lui prétez."
Si c'était le cas elle n'aurait pas posé ainsi pour cette photo, et elle n'aurait pas dit de cette manière ce qu'elle pensait de sa vie en Inde. Vivre longtemps dans un pays peut aussi faire que ses clichés culturels soient renforcés, car ce n'est pas forcément le temps qui compte, mais la volonté de comprendre "l'Autre" et à partir de là d'accepter les changements que cela doit indure en soit (je pense à Victor Segalen).
Le but de mon message n'est pas de faire la polémique : je voulais juste indiquer mon ressenti, qui est que je suis choqué par cet article et par le personnage qu'il décrit.
Après, je sais bien que un article ne peut en aucun cas retranscrire exactement une personne ; c'est donc bien le "personnage" décrit que je trouve caricatural, et la lecture de l'article de ALC juste avant celui-ci a clairement augmenté ce sentiment.
@MoniaD
"C'est bien elle qui en parle dans ces termes"
Oui mais vous déformez ses propos. Il s'agit de curiosité (vous n'allez tout de même pas nier qu'un étranger qui s'aventure dans un endroit pas du tout touristique n'attire pas les regards en Inde), pas d'un fantasme malsain, comme vous semblez le suggerer...
"Une certaine vie culturelle"...l'expression vous choque vraiment? Au passage, il ya nuance entre "culture" et "vie culturelle" qui fait plus allusion aux expos, spectacles, concerts évènements, musée etc qu'aux monuments ou patrimoine de la ville. Pour l'emploi du "certaine" tout dépend si on compare Delhi à Jaipur, Bhopal ou plutôt à d'autre capitales mondiales...
Namaste
"Vous vous concentrez sur des clichés, en manquant totalement le fait que cette jeune femme créé de l'emploi, stimule la créativité, et resserre un peu plus à son niveau, certes modeste, les liens économiques entre nos deux beaux pays !"
Je ne me "concentre" pas sur des clichés : je les relève dans les propos donnés.
Cette dame ne crée pas de l'emploi ; les Indiens employés auraient trouvés de toute façon un autre emploi ailleurs, et, vu la photo, pas forcément dans des conditions de travail moins pires (je n'ai pas parlé de salaire, nuance).
Et je ne vois pas en quoi elle "stimule" la créativité. Les Indiens n'ont pas besoin d'elle pour être créatifs.
Et enfin, si pour vous l'exploitation par "l'Europe des profits" des populations des pays "émergents" (délocalisation de la pollution, exploitation des travailleurs dans des conditions inacceptables, etc.) est à louer comme un "resseremment" des liens "économiques" entre les deux pays, alors on n'a pas la même vision de ce que "resserrer des liens" veut dire.
" Non seulement cette jeune femme parle hindi couramment"
Ce n'est pas indiqué dans l'article. Le personnage présenté dans l'article semble avoir du dédain envers la très riche culture indienne ("Ici [à New Delhi] il y a une CERTAINE vie culturelle...").
Et non, ce n'est pas "la femme seule au milieu d'hommes" qui me choque, c'est l'image du glandeur/de la glandeuse qui vie comme une sangsue sur le dos des travailleurs, et en plus en n'essayant même pas de leur donner des conditions de travail descentes, qui m'insupporte.
Bref, vous trouvez mon commentaire injuste. C'est peut-être vrai envers la vraie personne (bien que j'en doute). Mais pour moi il est juste concernant le personnage de cet article.
Ce n'est pas de la haine, c'est de l'indignation.
Galanga, je crois que vous avez bien résumé le problème : on ne peut prétendre faire un portrait exhaustif et fidèle à une personnalité en quelques signes. Il s'agit d'un site Internet, non d'un supplément du Monde. Je crois seulement que le journaliste (je ne veux pas parler en votre nom, M. Guinard, veuillez m'excuser), avait pour seule intention de brosser une esquisse d'une mini success story : "voilà quelqu'un qui a des idées, qui est créative, qui propose un travail un peu plus original que ces patrons français qui bossent dans un bureau à Noida". Le but de cet article n'est clairement pas de démontrer que les Français offrent plus de perspectives aux employés indiens. Qui sait combien ils sont rémunérés, ou si le jour de la photo la clim était nécessaire ? Ce n'est pas le propos. D'ailleurs, je tiens à souligner le fait que c'est très étroit d'esprit pour le coup, très "Français habitué au confort" de se soucier de la clim! Ces travailleurs ont sûrement d'autres préoccupations, comme juste être payé décemment, manger, éduquer leurs enfants.
Enfin, sur la photo, moi aussi, elle m'a un peu choquée. Mais dans le bon sens. C'eût été hypocrite de les faire poser en rang d'oignons... C'est ainsi qu'ils travaillent : les jambes croisés, affairés sur leur broderie. C'est un atelier de broderie, à Shapur Jat. Voilà une vérité brute qui a le mérite de ne pas la maquiller. Si Olivia s'était assise auprès d'eux, on aurait dit : " ha, elle fait semblant de vivre comme eux alors qu'elle a vraisemblablement un bureau". Si elle avait posé seule : "mais où sont les travailleurs qu'elle est censée exploiter?".
La sensibilité du sujet démontre juste à quel point les choix anodins de mots ou d'images sont cruciaux pour un journaliste. A fortiori quand on a le droit de faire 3 paragraphes ou 4 seulement. Evitons de juger là où de toute évidence, des informations manquent.
@ galanga
Namaste,
Pour ne citer qu'une ânerie dans vos propos, je prendrai celle-ci: "l'image du glandeur/de la glandeuse qui vie comme une sangsue sur le dos des travailleurs": et vous dites que ne vous n'exploitez pas les clichés? C'est le pompon!!
Premièrement, comment pouvez-vous juger de l'activité d'une personne et des conditions de travail octroyées en sélectionnant seulement quelques termes employés, en omettant le sens général du propos et en ne vous basant que sur une photo? Par ailleurs, la "lutte des classes", les conditions de vie à l'européenne et j'en passe, vous ne pouvez les transposer dans le sous-continent: s'ils ne sont pas de mauvaise foi, vos propos témoignent de votre incompréhension du marché de l'emploi en Inde, ou d'une bêtise certaine. Serait-ce finalement un règlement de compte déguisé à l'encontre de la personne mentionnée dans l'article, ou une déception personnelle? C'est tellement français et affligeant de juger de manière péremptoire et de ne se focaliser que sur les éventuels points négatifs au lieu de louer les qualités que cette personne, comme tant d'autres expatriés j'en conviens, a vraisemblablement dû mettre en œuvre pour monter une affaire qui roule en Inde et dont elle fait a priori bénéficier les Indiens. J'apprends qu'elle parle Hindi, cela ne montre-t-il pas qu'elle s'intéresse à l'"Autre" et à sa culture, pour reprendre vos propos? 12 ans en Inde, en tant que femme dans une culture "d'hommes", où elle essaie vraisemblablement de pérenniser sa situation en montant une affaire, autant de preuves de persévérance et d'un sens des affaires à mon avis louables...
T.
@ MoniaD
"elle s'est installée dans un pays de sagesse et de culture, encore quelques années et elle sera peut être assez "sage" pour arriver à comprendre l'inde et ses merveilles": sage comme vous l'êtes semblez-vous signifier par là... Vous vous êtes peut-être mal exprimée me direz-vous? J'ai sorti cette phrase de son contexte? Vous en faites de même avec le présent article.
Si tel était exactement votre propos, alors en tant que représentant(e) de la sagesse indienne, je vous appelle à méditer la première partie de ces mots du Mahatma: "Lorsque nous critiquons, il faut le faire avec humilité et une courtoisie qui ne laisse subsister aucune amertume".
T.
Je trouve cet article "digne" d'un magazine féminin et sans aucun sens d'analyse. C'est un style de journalisme léger, qui se lit bien et qui s'oublie aussi vite.
Ce que je trouve amusant, c'est que, selon elle, à Delhi on peut sortir, alors que mes amies indiennes se lamentent que Delhi n'est pas une ville sûre pour les femmes. Qui a raison ?
Le terme de "blanche" qu'elle utilise me choque un peu. Ça fait un peu colonialiste et 19 ème siècle.Même si les Indiens/des Indiens l'utilisent, ce n'est pas une raison.
Ce qui me choque également un peu, c'est que pour l'Inde, sa tenue est ... un peu trop dénudée pour travailler avec des hommes ! (Eh oui, les Indiens sont pudiques).
Ceci dit, je lui souhaite bonne chance pour la suite.
Vous interprétez mal mes propos, ce que je peux comprendre, vu qu'ils sont subtils mais pas forcément bien exprimé de ma part.
Quand je dis:
-- "Je ne me "concentre" pas sur des clichés : je les relève dans les propos donnés" -- , ce n'est pas le mot "clichés" que je rejète, c'est le mot "concentre".
J'indique bien que je les relève, ce qui signifie que c'est bel et bien des clichés, ça pas de doute.
Cet article est bourré de clichés, et ils sont négatifs pour le personnage présenté. Je ne les invente pas, ils sont là et je les relève.
Vous dites: "Comment pouvez-vous juger de l'activité d'une personne et des conditions de travail octroyées en sélectionnant seulement quelques termes employés, en omettant le sens général du propos et en ne vous basant que sur une photo?"
On ne peut effectivement pas juger de la réalité, mais je juge que l'article présente un personnage peu reluisant pour moi (j'insiste sur "personnage", je me place du point de vue du "récit", je ne dis pas "personne", ce qui renverrai au "réel").
Enfin, c'est justement parce que les conditions de l'emploi en Inde (ou en Chine, etc.) sont déplorables que ceux-ci se font exploiter, notamment par les multinationales, mais aussi par certains européens, qui jouent sur le différentiel énorme entre les salaires en Inde et les prix de vente en Europe.
Accepter cela et ne pas se permettre de le critiquer n'est pas acceptable. Mon but n'est pas de transposer l'état actuel en Europe vers l'Inde, mais de refuser d'admettre que persiste cette exploitation. Je dévie clairement du cas de cette dame, mais pour moi il y a deux possibilités:
1/ La broderie faite en Inde doit être vendue en Inde ou dans des pays de niveau salarial équivalent. La broderie vendue en France devrait être produite en France ou dans les pays de niveau salarial équivalent.
2/ Le commerce équitable : une part importante du prix des produits vendus en Europe doit revenir aux travailleurs qui l'ont produits, et pas aux intermédiaires et aux patrons qui se goinfrent sur leur dos.
@Galanga
"Ici [à New Delhi] il y a une CERTAINE vie culturelle..." le sens de cette citation n'est peut-être pas clair, et dans ce cas, je m'en excuse. Ce qu'Olivia veut dire, c'est qu'à Delhi, il y a un choix plus important en terme d'évènements culturels qu'à Jaipur ou Dharamsala, qui sont des villes bcp plus petites. Encore une fois, il faut distinguer "culture" et "vie culturelle". . Il y a a delhi des tas de concerts gratuits, de pièces de théâtre (en hindi) de spectacles de danses indiennes etc...donc non, ce n'est pas la vie culturelles des "parisiens bobo".
Ensuite, l'image de "glandeuse" n'émane à mon avis que de vos préjugés. Les entrepreneurs étrangers sont rarement des glandeurs en Inde ou alors leur business se casse vite la gueule!
@indomaniaque
Vos amies indiennes ont raison, mais dans des plus petites villes plus conservatrices, on passe peut-être moins inaperçue et c'est peut-être plus risqué de sortir après certaines heures.
A la place de "blanche" vous auriez préféré "occidentale"? autant le terme "servant", utilisé en Inde (par les Indiens) pour le personnel, me choque toujours un peu, là non. L'expression "black-blanc-beur" vous avait-elle choqué lors du mondial 98?
Continuons à ménager la pudeur des hommes, surtout. Heureusement pour certains hommes pudiques, leurs femmes portent souvent la burka ou équivalent.
Entre la burka et le nu intégral, il y a - dans chaque pays - ce qui s'appelle une honnête moyenne. En général (et là, je parle des indiennes hindoues, non des indiennes musulmanes), les femmes en Inde sont quand même plus habillées qu'en France et sont plus pudiques, la pudeur n'étant pas un crime jusqu'à preuve du contraire. Par ailleurs, de nombreux hommes sont gênés par le comportement de touristes (femmes/hommes) en short et en marcel d'où des ricanements bêtes sur leur passage.
Tiens, savez-vous que la blouse que portent les femmes indiennes avec le sari peut être aussi sans manches et qu'elle découvre alors le haut du bras ? Et bien, c'est très osé. Si, si !
Maintenant, il est vrai que de nombreuses jeunes filles, principalement des étudiantes, s'affranchissent des tenue traditionnelles.
Absolument, cette honnête moyenne c'est le jean-tee-shirt. Les hommes du monde entier y ont droit (cf. la photo de l'article : personne n'est choqué par la tenue des hommes). Il est plus que temps qu'on accorde aussi ce droit aux femmes qui le souhaitent. Ce n'est que justice. S'il faut respecter les us et coutumes de chaque pays, c'est aussi un devoir de les transgresser lorsqu'on estime qu'ils sont liberticides pour une certaine partie de la population. L'inégalité homme/femme se fait à bien des niveaux (y compris vestimentaire), ne l'acceptons pas sous de faux prétextes.
L'ethnocentrisme occidental a encore de beaux jours devant lui !
http://www.youtube.com/watch?v=_XAUSDP72oY
(Vijay et Bhumika en Suisse / extrait du film "Badri" (2001))
"je m'en excuse"
Je ne vois pas pourquoi vous vous excusez, c'est elle qui parle, non ?
"l'image de "glandeuse" n'émane à mon avis que de vos préjugés"
Ce n'est pas moi qui ai inventé la phrase "ce qu’elle préfère, c’est surtout fouiller aux fonds des ruelles de la vieille ville, à la recherche de perles ou d’accessoires, PASSER DES HEURES à boire le thé et discuter en hindi avec les commerçants"
Ca ne prouve rien, mais ça ne fait pas trop "bosseuse au taquet"... L'image (et, certes, non pas la réalité) n'émane donc pas que de moi.
"L'expression "black-blanc-beur" vous avait-elle choqué lors du mondial 98?" (je répond car je partage le commentaire de indomaniaque)
Oui, beaucoup, car c'est une séparation raciste de la Nation. Je ne suis ni Black, ni Blanc ni Beur, je suis citoyen français. L'absurdité et le mensonge de la notion de race m'est intrinsèque : je suis blanc de chez blanc de peau, mais mes gènes sont ceux par exemple de la plupart des Afro-américains, descendant d'esclaves (haplogroupe L3, sous-clade L3* ; source: projet genographic de National Geographic). Et ayant une tante d'origine chinoise et par ailleurs un oncle d'origine indienne, je ne vous parle même pas de mes cousins/cousines.
P.S. : Je suis Réunionnais.
Allez, on va pas rester 107 ans là dessus, bonne continuation à vous.
Que de virulence! Que d'opinions tranchées! Que de jugements vite faits bien faits!
Peut-être faut-il aller voir plus loin que la surface des choses......
Je suis d'accord avec "indomaniaque" concernant le style de l'article et en particulier, avec ses remarques sur sa tenue.
Qu'elle pose dans son atelier, alors que ses employés continuent à travailler, je ne trouve pas que ce soit choquant et ça ne fait pas d'elle une glandeuse. Qu'il n'y ait pas la climatisation et que les employés travaillent assis par terre, ne signifie pas que les conditions de travail sont inhumaines. Par contre, sa tenue, oui, me choque. Elle n'est n'y appropriée d'un point de vue confort (il n'y a rien de pire qu'un jeans pour aller traîner dans la poussière et la chaleur de Chandni Chowk, mais j'imagine que qd elle vadrouille, elle porte peut-être autre chose), ni d'un point de vue "image".
Et je pense que c'est au regard de cette tenue, que les phrases un peu limites de cet article (sur Delhi, sa sécurité, sa culture, etc.) peuvent être critiquées et interprétées dans un sens plutôt que dans un autre.
Le "certaine" de la phrase "Ici, il y a une certaine vie culturelle" est totalement dépréciatif de la culture à laquelle il est référé. Contrairement à l'interprétation donnée par M. Guinard ci-dessous ("Ce qu'Olivia veut dire, c'est qu'à Delhi, il y a un choix plus important en terme d'évènements culturels qu'à Jaipur ou Dharamsala, qui sont des villes bcp plus petites"), à lire la phrase, l'impression que le lecteur en a, c'est qu'Olivia se satisfait de cette culture, que oui c'est mieux qu'à Jaipur ou Dharamsala, mais que ce n'est quand-même pas le top...
Encore une chose, je connais beaucoup de personne qui connaissent le hindi, mais qui n'ont pas su se départir d'un grand nombre de clichés et d'attitudes pseudo-coloniales ou typiquement occidentales. Connaître le hindi peut donc être un "indice" d'une volonté d'acclimation, de compréhension du pays et des gens, mais certainement pas une preuve...
http://hindiadi.wordpress.com/
Je ne pense pas que le jeans soit l'objet de la critique, et beaucoup d'Indiennes des classes moyennes le portent en dépit de la chaleur, mais, elles le portent le plus souvent avec des tuniques courtes ou longues, ou encore des T-shirs. Mais, il y a T-shirt et T-shirt... Ici, le T-shirt blanc qui révèle, et le décolleté, et le soutien-gorge, est en effet impudique dans le contexte indien.
Le débat sur le vêtement se résume à l'éternelle question de la limite, à partir de quelle moment la liberté de la femme est-elle enfreinte, où finit la coercition masculine et où commence l'exhibitionnisme, et de savoir qui peut le plus légitimement décider où se situe cette limite (la culture occidentale globale ou les autres cultures) ? C'est une question ouverte...
Il y a une autre question que je voudrais poser : En quoi la liberté de se dévêtir toujours plus est une liberté souhaitable ?
http://hindiadi.wordpress.com/
Bonjour,
donc voilà encore une fois, une personne qui profite du système indien.
Elle exploite à fond ces femmes puis elle revend plus cher.
Je suis d'accord avec le permier commentaire de Galanga et je la supporte entièrement.
Je n'ai pas le temps en ce moment, je reviendrai dessus plustard.
salut
St Pierre
Galanga, je vous aime !
Vous êtes clair, et à chaque remarque et réponse que vous faites, vous recentrez admirablement les clichés qui vous sont à nouveau envoyés à la figure. Vous défaisez telle l'inverse d'une brodeuse le méli-mélo de clichés puant de cet article.
Il est choquant, et n'en plaise à son défenseur, les mots sont important. Et oui, je ne connais pas la réalité de cette femme, mais la fiction racontée est malsaine, elle "pose" avec les esclaves courbés, et se promène des heures en buvant du thé, "Ici" pour la sécurité est si révélateur.
Elle parle hindi ? La bonne affaire ! Elle parle comment ? Peu, prou, beaucoup ? Et cela n'indique rien sur sa vision car j'ai vu des personnes baragouiner quelques phrases bateau qui ne se sentaient pas de joie et qui ne loupait pas une occasion de faire croire qu'ils parlent à merveille aux ignorants "blancs" autres Cela peut être du pouvoir c'est certain.
Et les "blancs" qui débarquent en inde, et qui n'ont rien, mais rien à foutre de l'inde mais qui viennent pour la "good life", j'en vois des tonnes à la pelle. Les vrais qui échangent et cherchent à connaître l'autre, l'indien, sa culture et son pays, ils sont rares, et ils sont précieux. Mais c'est comme partout en fait.
Encore une fois, je ne juge pas de la réalité, mais de la réalité présentée par l'article qui n'est que collusion de clichés comme rarement vu aussi concentré. Cependant Galanda, j'ai quand même l'impression que ces choix qui ont été fait pour faire l'article, Olivia a dû les suggérer, et les faire, non ? Et que finalement, la réalité ne doit pas être si loin que cela de l'article...
Franchement, Galanga, j'aime beaucoup votre empreinte numérique, et peut-être vous en réel, mais cela je ne le saurai jamais !
@Zolive!!
Tu en vois "a la pelle"!!! Mais evidemment que l'on a la "good life', evidemment que l'on "profite", evidemment que nous rangeons au rang inferieur ces "miserables" Indiens!!! Encore une fois, une analyse puante, d'un genre puant!!! Tu me fais rire, toi et ton analyse a 2 balles!! Qu'elle mal a donc fait cette nana, a part avoir monter sa petite entreprise?? Dis moi, Zolive, toi, qu'as tu entrepris dans ta vie??? Moi, je lui dis BRAVO, elle a sans doute reussie, la ou toi tu as echoue!!!
M. Guinard, n'y a-t-il pas un modérateur sur ce site ? "grognasse" ? "Pétasse" ? Le débat a de toute évidence dépassé les frontières de votre article, ne laissez pas ce site devenir un forum comme on en voit tant où des lecteurs haineux déversent leur bile à tort et à travers. Par pitié, enlevez les insultes.
@gitanjali
Désolé, nous ne pouvons pas toujours réagir dans l'immédiat. Le commentaire de St. Pierre a été supprimé.
Merci de votre vigilance
@goldorak
Ne te fatigue pas...les "ayatollahs" français de l'Inde adorent se défouler sur les étrangers qui vivent en Inde, en sortant toujours les mêmes vieux clichés sur les "néocolons". Ils sont d'ailleurs souvent plus conservateurs que bcp d'Indiens dans leur idées. Ca me fait penser à ces étrangères qui se promènent en sari pour faire local...sous l'oeil amusé des Indiens.
C'est bien, ça. Goldorak me tutoie, direct.
Pas d'écoute, c'est quoi qui vous dérange dans ma - nos - réactions ?
Et hop, les clichés again and again :
Dire BRAVO juste parce que une personne réussit ? Sans regarder ce qu'il y a derrière ?
Ne pas voir que la rédaction de l'article est ratée, ça dérange tant que cela ?
Il faut mettre combien de précautions pour dire qu'on parle de l'article et non de la personne qu'on ne connait à priori pas ?
Je ne dirais pas ce que j'ai entrepris, ni où j'ai échoué ou pas, je ne vois pas le rapport.
Goldorak agresse sans argument (ça va de soit) !
Et hop again.
Sans arguments, il n'y a donc plus que l'agression comme réponse !
"ayatollahs", "néocolons"... tout y passe donc !
" Ils sont d'ailleurs souvent plus conservateurs que bcp d'Indiens dans leur idées. Ca me fait penser à ces étrangères qui se promènent en sari pour faire local...sous l'oeil amusé des Indiens."
Là par contre, je suis d'accord !
Mais ce n'est pas le propos initial.
Je "vous" tutoie Monsieur Zolive, car des comme vous, moi aussi j'en vois a la pelle!!! Des comme vous qui sous pretexte d'un article lachent toute leur haine malsaine bien redigee!! Zolive, je crois vraiment que tu ne connais pas la realite de ce Pays, je pense que ta maniere obtue de penser, n'est juste le reflet que d'une sorte de jalousie!! Mais au combien je te comprend, ca ne doit pas etre tous les jours facile a vivre!
Goldorak, tu es grave, tu te trompes de cible, tu m'attaques et projettes sur moi, toi qui ne me connais pas.
Je ne te connais pas et je ne parle pas de ce que je suppose de toi.
JE PARLE DE L'ARTICLE. JE DONNE MON SENTI SUR SA LECTURE.
Après, qui es-tu pour te sentir visé ainsi ? Le copain de la belle ? L'auteur de l'article ? Un frustré de passage ? Tu vois, mai aussi je peux projeter, la seule différence avec toi c'est que ... je le pose en question, car je ne te connais pas.
La haine, c'est toi qui la répand, là.
Là dessus, ayant dit ce que j'avais à dire sur l'article, bonne continuation à vous.
Juste pour apporter mon soutien à Goldo (je vois tout à fait ton air en lisant les comments, lol) et Thompson...
Il est vraiment dommage de voir certains commentaires avec aussi peu d'ouverture d'esprit...et effectivement, de jugement "vite fait bien fait"
zolive, avez vous seulement déjà vécu en Inde? D'apres vos propos, je n'en ai pas vraiment l'impression.....(le tourisme et les déplacements ne comptant pas je précise), c'est clair qu'en Inde on a la "good life"...mais bien sûr oui...on est venu pour ça d'ailleurs, le pays est HYPER réputé pour, on dirait HKG ou Singap! Ne mettez pas tous les expats ds le meme panier...c'est vraiment le genre de propos qui me fait bondir et digne de qqn qui n'a jamais mis les pieds ds ce pays!
Un grand bravo à Olivia au passage!
est-ce qu'il y a des indiennes parmi les personnes qui parlent ???? je suis d'accord avec galanga et indomanique
Mais oui j'y vis !
De plus, je ne suis pas d'accord, tourisme et déplacements peuvent aussi apporter beaucoup si on le fait avec ouverture. Paradoxalement, y habiter fait qu'on bouge moins...
Beaucoup d'amis indiens pensent que Delhi est ennuyant (je le pense aussi) et cette ville est réputée pour un taux de viol très élevé. Alors ? Je ne comprends pas les propos d'Olivia !
C'est qui HKG et Singap ?!? Connais pas.
Je n'ai pas mis tous les expats dans le même panier, quand l'aurai-je fais ?
Et ne confondez pas les expats - envoyés par la france - avec ceux qui s'installe pour x raisons, ce ne sont pas les mêmes personnes. Par exemple, Olivia n'est pas une expat.
Et vous, vous vivez où ? Vous connaissez l'inde comment ?
Le problème de cette suite de messages, c'est que chacun a son "Inde à soi" dans la tête, créée par ses expériences et ses opinions sur la vie le monde ... et que s'en abstraire est difficile. Il est vraiment regrettable d'en arriver à l'insulte.
@indienne
Je ne suis pas indienne. Mais j'aime le pays où je vais environ tous les 2,3 ans depuis 22 ans et là-bas, tous mes amis sont indiens. Il est d'ailleurs fascinant de voir l'évolution en ville.
Salut,
bah alors Antoine, ça fait mal quand on dit la vérité?
Allez vas-y supprime mon message.
Mais quel métier ennuyeux que tu as!
Au moins là tu fais un bouleau.
salut
Je vous ai censuré car votre message était raciste. Vous évoquiez les "Français qui sortent comme des rats de leur trou" à Pondichéry. Les autres commentateurs qui ont exprimé leur opinion et leurs critiques sans éclabousser leur haine n'ont pas été censurés, eux.
"Mais quel métier ennuyeux que tu as!"
oui, c'est vrai que devoir faire la chasse aux commentaires racistes n'est pas mon activité favorite. Heureusement j'en ai bien d'autres!
Je suis rentrée à présent mais y est vécu! J'ai connu les 2: expats envoyés par la France et installés locallement pour X raisons, il y a effectivement beaucoup de différences entre les gens...Mais ce que je n'aime pas trop c'est qu'on considere direct que des occidentaux en Inde sont des néocolons, c'est une étiquette tellement simple à coller!
J'ai aussi pas mal voyager en Inde que ce soit villes ou villages, et paradoxalement (cependant du mal à expliquer pourquoi) je me sens tres tres en sécurité à Delhi. Je ne sais pas si c'est le fait d'etre occidentale (bon, j'enleve le terme blanche puisque ca pose des pbs à certains), mais je n'ai jamais rencontré le moindre probleme d'agressivité (par contre bp plus de curiosité parfois malsaine qui gene, meme habillée jusqu'aux oreilles, je précise, je suis pas totalement blonde) de la part des indiens ou que ce soit en Inde, et meme à Delhi (c'est là que je vivais). Je m'y sens d'ailleurs bp + en sécurité qu'en France, mais bref, c'est un autre débat. Peut etre simplement que vous n'etes pas à la place d'une femme aussi :)
Pour les déplacements et le tourisme, je pense que RIEN, absolument rien ne pourra jamais être l'équivalent de cotoyer la population indienne en vivant avec elle, et cela meme d'un point de vue administratif (sortir du FRRO en pleurant d'enervement apres + de 6h enfermé ds ce foutu batiment et qu'il nous manque un papier inventé de toute piece), leur façon de brancher une Dish TV, leur façon de livrer des plantes, leur façon de bosser tout simplement, les voir prier, et s'emmeler les pinceaux ds les histoires des Dieux qd on leur en parle. Tout ceci est une réelle expérience (parfois hard) que ni le touriste, ni l'homme d'affaire de passage ne peuvent connaitre, ni meme comprendre. C'etait là le sens de ma remarque. Et c'est pour cela que je voulais savoir si vous y viviez, c'est étonnant, habituellement, les expats ont plutot un autre discours, mais soit, je respecte.
Sachez en tt cas, que j'ai exactement le meme sentiment qu'elle sur le fait de se promener ds Delhi malgré les stats et les dire des indiens (mais peut etre est ce du au fait qu'on soit occidentales, c'est une question que je me suis déjà posée). je ne dis pas qu'il ne faut pas se méfier, j'irais pas non plus à Dwarka en pleine nuit en rick!
Ne vivant plus la bas, j'y suis maintenant en déplacement tous les 4 mois. Et tous les we à Delhi en rickshaw. c'est pas un exploit c'est meme tout ce qui a de plus normal, mais pour dire, aucun probleme de sécu rencontré jusqu'a maintenant
Pour votre info: HKG = Hong Kong, et Singap = Singapore, villes prisées des expats qui pour le coup sont tres réputées pour la "good life" dont vous pouvez parlé, je veux dire par là, une étiquette que l'Inde est loin d'envisager...ces villes asceptisées au possible ou tout est facile, tout est matériel, tout est fric et bling bling.
Bémol qd meme sur Hong Kong qui garde une âme et ou qd meme on peux trouver du charme. c'est agreable
Il faut dire aussi que toutes les grandes villes sont assimilables à Delhi (pour moi Delhi etant la plus oppressante). Apres, sortant de toute objectivité, c'est là que j'ai vécu, et c'est par conséquent là que je préfère me trouver, j'aime cette ville voila tout, je m'y sens comme chez moi (idem pour tout le pays d'ailleurs)
Antoine,
tu dis que mes propos sont racistes et bla bla bla bla.
OK mais quand les français sont venus coloniser Pondicherry, tu crois qu'ils n'étaient pas racistes?
Vous avez tués gratuitement des innocents, des enfants, des femmes, des hommes...
Vous avez construit des cathédrales à la place des temples hindous...
Vous avez décapité et volé des statues...
Vous avez forcé certaines partie de la population à se convertir au christianisme...
Vous avez volé nos richesse, ...
Aujourd'hui vous n'avez toujours pas changer et vous dites que c'est moi qui suis raciste.
Vous vous sentez bien chez nous parce que vous vous prenez pour des cowbows.
J'espère sincèrement qu'il y aura de moins de moins de personnes comme vous en Inde.
Et tous ces drogués de français qui créent leur entreprise pour faire des tours en moto sur l'Himalaya, cela me dégoutte profondement. Vous salissez notre pays avec vos idées noires.
J'ai une solution, restez tout simplement chez vous.
Vous n'aimez pas les étrangers chez vous alors pourquoi aller chez eux?
On ne veut pas de vous chez nous.
C'est tout simple.
Merci
salut
St Pierre!!!! Franchement, mais alors franchement.....tu fais pitie!!!!!!!!
@StPierre ...
Quand te décideras tu à arrêter de cracher dans la soupe ?
Etre pondichérien est un privilège qu'envient tous les tamouls du Tamil Nadu.
Ce privilège auquel tu tiens, comme tous les autres pondichériens, est l'héritage de la présence française à Pondichéry.
Si tu renies cet héritage, pourquoi donc fréquentes tu un forum en langue française, en utilisant de surcroit un pseudo français à connotation chrétienne ?
Je serais curieux de connaître ton véritable prénom, mon ami !
Merci.
Salut
http://www.youtube.com/watch?v=_XAUSDP72oY
(Vijay et Bhumika en Suisse / extrait du film "Badri" (2001))
@indiaforever
est-ce vrai que st pierre a dit ????
Continuez bien comme ça, c'est vous les français qui me faites pitiés.
Quant à ton héritage de merde, c'est pas un cadeau.
Vive Pondicherry.
Salut
Sans vouloir répondre a la place de "St Pierre" , "Indiaforever" vous vivez dans le passé , être pondichérien ne signifie pas grand chose si ça n'est pour les habitants des villages alentour d'avoir la possibilité de trouver un travail....personne n'envie cette ville et son passé colonial c'est un fantasme assez français , je dois le dire .
Vous parlez de privilège ? lequel ? maitriser l'anglais et avoir un diplôme d'une grande IIT ouvre plus de portes en Inde et à l’étranger que le bac au lycée français de Pondy ...même si beaucoup d'anciens bacheliers ont très bien réussi en France (Grandes Écoles ,Université , professions libérales , Administration) , l'avenir des pondichériens n'est pas dans un pays étranger a 1.2% de croissance mais dans celui de leurs origines a 8-9% .
J’évite aussi de mentionner des problèmes plus graves comme l'acculturation , la perte d'identité de ces populations et/ou l'attachement morbide au passé colonial ,mais ces symptômes sont aussi ,malheureusement, présents .