Négociations de Doha : le directeur général de l’OMC tente une dernière conciliation en Inde

Les accords de Doha verront-ils le jour ? Après l’échec fin juillet de la réunion de Genève, Pascal Lamy, le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce est à New Delhi pour tenter de débloquer la situation.

"La bonne nouvelle, c'est qu'il reste peut-être encore une possibilité de faire avancer les choses et de conclure les négociations dans le délai sur lequel tous les membres de l'OMC se sont mis d'accord l'an dernier, c'est à dire la fin de l'année 2008", a déclaré, hier, Pascal Lamy à New Delhi. Le directeur de l'Organisation mondiale du commerce se veut optimiste. Mais pour l'instant, les négociations de Doha sont dans l'impasse. La réunion à Genève, fin juillet, n'a débouché sur rien.
 
Cette impasse est essentiellement due aux désaccords entre l'Inde, chef de file des pays en voie de développement, et les Etats-Unis sur la libéralisation de l'agriculture. Les deux pays n'ont pas réussi à s'entendre sur le mécanisme de sauvegarde. Ce mécanisme est destiné à protéger les pays en développement au cas où leurs agricultures seraient fragilisées par des importations dans des situations exceptionnelles. L'agriculture est le premier secteur économique de l'Inde. La crise actuelle que traversent les agriculteurs du pays en fait l'un des sujets les plus sensibles du moment.

Pascal Lamy a rencontré le Premier ministre indien Manmohan Singh et le Ministre du commerce Kamal Nath qui a qualifié le directeur de l'OMC "de grand ami de l'Inde totalement impartial". Kamal Nath a assuré qu'il souhaitait voir ce round des négociations aboutir mais qu'il fallait que les diplomates "arrivent à la table des négociations non pas en se demandant ce qu'ils pouvaient prendre mais ce qu'ils pouvaient donner".

Cette visite du patron de l'OMC en Inde est vraiment l'entreprise de la dernière chance. Pascal Lamy se rend ensuite aux Etats-Unis continuer cette même mission. Son objectif : aboutir à un accord avant les élections américaines et indiennes pour que les nouveaux gouvernants ne trouvent rien à redire sur des décisions déjà prises.



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