Les quatre cricketeurs les mieux payés au monde sont indiens

Quatre Indiens émargent en tête de la liste des joueurs de cricket les mieux payés, dont le capitaine de la sélection nationale, MS Dhoni. Si on est loin des niveaux des golfeurs ou pilotes de Formule 1, les cricketeurs ont considérablement augmenté leurs revenus, notamment grâce à la création de la ligue de cricket indienne.

Safran, blanc, vert : il n'y a que ces trois couleurs qui trônent sur le podium. L'Inde truste les trois premières places du classement des joueurs de cricket les mieux payés établie par le magazine économique Forbes, grâce à MS Dhoni, Sachin Tendulkar et Yuvraj Singh. Et même Rahul Dravid, le quatrième est indien. Ne restent que les places d'honneur pour les stars britannique et australienne, Andrew Flintoff et Ricky Ponting, respectivement cinquième et sixième ex-æquo.

En tête du box office, Mahendra Singh Dhoni, capitaine de l'équipe nationale indienne, et prétendant au titre de "meilleur cricketeur de l'année". Le wicket-keeper (gardien receveur) de 28 ans a engrangé 10 millions de dollars US (6,9 millions d'euros) sur les douze derniers mois, devenant le premier joueur à dépasser ce seuil sur une année. Ses revenus dépassent même celui de son co-équipier Sachin Tendulkar, considéré comme un des meilleurs joueurs de tous les temps et coqueluche des sponsors depuis vingt ans, qui n'est que deuxième.

S'il n'est pas encore entré dans la première catégorie, MS Dhoni a peut-être remplacé Sachin dans le cœur des responsables marketing indiens. Il assure en effet la promotion de 17 marques différentes à ses heures perdues, dont il tire 8 millions de dollars par an, soit 80% de ses revenus. Parmi les firmes auxquelles le capitaine indien prête son nom et son image : Reebok, Pepsi, et même des fabricants de ventilateurs ou de savons. Selon Forbes, il n'y a que Shahrukh Khan, la star incontournable de Bollywood, qui ait plus de contrats publicitaires en Inde.

Les publicités constituent la principale rentrée d'argent pour les cricketeurs, notamment en Inde où les plus célèbres bénéficient de statuts dignes de dieux vivants. L'omniprésence du cricket dans le pays est d'ailleurs l'une des raisons principales pour lesquelles les Indiens sont en tête de la liste de Forbes. Contrairement à leurs homologues britanniques, australiens ou sud-africains, les Indiens ne subissent pas la concurrence du rugby ou du football et jouissent d'une couverture médiatique incomparable.

La création de l'Indian Premier League (IPL), devenue en un an et demi la référence en termes de championnat national de cricket, est très liée à l'enrichissement soudain des cricketeurs. Les neuf joueurs les mieux payés évoluent en IPL, où les équipes peuvent offrir des salaires dépassant le million de dollars pour une saison qui ne dure que cinq semaines par an. Certains joueurs, comme Andrew Flintoff, profitent de ce calendrier réduit pour participer à un autre championnat à l'étranger et toucher un troisième salaire venant de l'équipe nationale. Sans parler des partenariats publicitaires qui ont flambé avec la très importante médiatisation de l'IPL.

Pour couronner le tout, les joueurs pourraient multiplier leurs revenus une fois que la limite salariale sera abolie. Le règlement de la IPL oblige en effet les clubs à maintenir les salaires sous un certain seuil afin de préserver une égalité entre différentes équipes. Mais le président de la ligue, Lalit Modi, a précisé à diverses reprises que cette limite ne sera maintenue que le temps que les équipes soient rodées, afin de ne pas nuire à la compétitivité du championnat. En 2010 ou 2011, les clubs seraient donc libres d'offrir les salaires qu'ils souhaitent, faisant exploser les tarifs. "Si je n'avais pas fixé les salaires, je peux vous dire que nos joueurs seraient déjà les sportifs les mieux payés au monde" estime le président.


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