On joue l’opéra "La Traviata" à New Delhi et Calcutta
04/11/2008 | Mani Singh et France.
Des chanteurs italiens, indiens et français jouent "Violetta, a Traviata", une adaptation de l’opéra de Guiseppe Verdi, les 9 et 10 novembre, à New Delhi et les 15 et 16 novembre à Calcutta. Cette production est soutenue par la Fondation Neemrana pour la musique qui veut promouvoir l’opéra en Inde. Interview d'Aude Priya, soprano franco-indienne.
Dans cette version intimiste de La Traviata qui dure 1h15, une soprano franco-indienne incarne Violetta, une courtisane qui lutte entre son amour pour Alfredo et son combat contre la tuberculose. Interview d'Aude Priya, avant une intense journée de répétitions dominicales à New Delhi.
Pour écouter un extrait de La Traviata avec Aude Priya (Violetta), cliquez à droite de cet article.
Vous êtes une jeune soprano de 30 ans, comment devient-on chanteuse d'opéra ?
J'ai commencé par le théâtre. À 17 ans, j'ai eu à chanter une phrase d'opéra dans une pièce de Pirandello. Une chanteuse présente dans la salle m'a dit que je pourrais travailler ma voix. J'ai donc pris des cours…
Vous n'aviez donc pas prévu d'être chanteuse d'opéra ?
Non, j'ai fait beaucoup d'études avant : j'ai une maîtrise de mathématiques et un doctorat de Sciences de l'Antiquité. Puis j'ai passé le concours du Conservatoire de Toulouse. J'ai eu de la chance, on m'a prise ! Ensuite, j'ai étudié un an dans une école de comédie musicale à Bologne, en Italie. J'ai fini le Conservatoire il y a cinq ans. Mais j'ai dû m'enfermer pendant neuf mois pour finir ma thèse.
Qu'est-ce qui vous lie à l'Inde ?
Je suis née à Mumbai et mon père (Francis Wacziarg, homme d'affaire à l'origine de la Fondation Neemarana pour la musique) habite en Inde depuis presque quarante ans. J'ai la nationalité indienne depuis… une semaine ! Avant même de commencer le chant, je suis tombée à Paris sur un opéra qui se passe en Inde, Le Fakir de Bénarès. J'ai trouvé l'histoire d'amour magnifique ! Des années plus tard, nous avons monté cet opéra en Inde, de bric et de broc. C'était mon premier grand rôle à l'opéra. Et nous avons eu un succès monstrueux !
Quel accueil vous a réservé le public indien ?
Avant Le Fakir de Bénarès en 2002, il n'y avait jamais eu d'opéra à New Delhi. Les deux mille places du Siri Fort étaient remplies.
Travailler avec des Indiens, c'est un défi ?
On a rendez-vous avec le tailleur, il arrive deux heures après, personne ne sait ouvrir la fosse d'orchestre, il y a une panne d'électricité en pleine répétition... Les débuts ont été assez folkloriques ! En revanche, pour les costumes de scène, c'est un régal parce que les Indiens s'y connaissent ! Mais, il n'y a jamais eu de problèmes avec les chanteurs indiens parce que nous les avons impliqués dans le projet. Nous ne sommes pas venus imposer une culture européenne.
Peut-on tout montrer sur une scène d'opéra en Inde ?
Dans La Traviata, Violetta embrasse Alfredo sur la bouche. La soprano indienne a dit que cela ne posait pas de problème. Nous n'avons pas encore eu de metteur en scène qui voulait montrer des corps nus, là je pense que cela bloquerait un peu... Nous essayons de rester dans des formats courts pour ne pas décourager le public qui ne connaît pas l'opéra.
La Traviata, au Shriram Centre (New Delhi) les 9 et 10 novembre et au Centre Rabindranath Tagore (Kolkata) les 15 et 16 novembre.
Pour retirer vos invitations, rendez-vous à la boutique Neemrana à Khan Market, 12 à New Delhi.
Téléphone: 11/2462-0262.
Pour écouter un extrait de La Traviata avec Aude Priya (Violetta), cliquez à droite de cet article.
Vous êtes une jeune soprano de 30 ans, comment devient-on chanteuse d'opéra ?
J'ai commencé par le théâtre. À 17 ans, j'ai eu à chanter une phrase d'opéra dans une pièce de Pirandello. Une chanteuse présente dans la salle m'a dit que je pourrais travailler ma voix. J'ai donc pris des cours…
Vous n'aviez donc pas prévu d'être chanteuse d'opéra ?
Non, j'ai fait beaucoup d'études avant : j'ai une maîtrise de mathématiques et un doctorat de Sciences de l'Antiquité. Puis j'ai passé le concours du Conservatoire de Toulouse. J'ai eu de la chance, on m'a prise ! Ensuite, j'ai étudié un an dans une école de comédie musicale à Bologne, en Italie. J'ai fini le Conservatoire il y a cinq ans. Mais j'ai dû m'enfermer pendant neuf mois pour finir ma thèse.
Qu'est-ce qui vous lie à l'Inde ?
Je suis née à Mumbai et mon père (Francis Wacziarg, homme d'affaire à l'origine de la Fondation Neemarana pour la musique) habite en Inde depuis presque quarante ans. J'ai la nationalité indienne depuis… une semaine ! Avant même de commencer le chant, je suis tombée à Paris sur un opéra qui se passe en Inde, Le Fakir de Bénarès. J'ai trouvé l'histoire d'amour magnifique ! Des années plus tard, nous avons monté cet opéra en Inde, de bric et de broc. C'était mon premier grand rôle à l'opéra. Et nous avons eu un succès monstrueux !
Quel accueil vous a réservé le public indien ?
Avant Le Fakir de Bénarès en 2002, il n'y avait jamais eu d'opéra à New Delhi. Les deux mille places du Siri Fort étaient remplies.
Travailler avec des Indiens, c'est un défi ?
On a rendez-vous avec le tailleur, il arrive deux heures après, personne ne sait ouvrir la fosse d'orchestre, il y a une panne d'électricité en pleine répétition... Les débuts ont été assez folkloriques ! En revanche, pour les costumes de scène, c'est un régal parce que les Indiens s'y connaissent ! Mais, il n'y a jamais eu de problèmes avec les chanteurs indiens parce que nous les avons impliqués dans le projet. Nous ne sommes pas venus imposer une culture européenne.
Peut-on tout montrer sur une scène d'opéra en Inde ?
Dans La Traviata, Violetta embrasse Alfredo sur la bouche. La soprano indienne a dit que cela ne posait pas de problème. Nous n'avons pas encore eu de metteur en scène qui voulait montrer des corps nus, là je pense que cela bloquerait un peu... Nous essayons de rester dans des formats courts pour ne pas décourager le public qui ne connaît pas l'opéra.
La Traviata, au Shriram Centre (New Delhi) les 9 et 10 novembre et au Centre Rabindranath Tagore (Kolkata) les 15 et 16 novembre.
Pour retirer vos invitations, rendez-vous à la boutique Neemrana à Khan Market, 12 à New Delhi.
Téléphone: 11/2462-0262.
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