Contrat rempli pour le village des Jeux du Commonwealth

Cible de nombreuses critiques avant le début de l’évènement sportif, le complexe accueillant les athlètes ne s’est pas avéré le cauchemar annoncé. Transports, salubrité et sécurité ont été à la hauteur.

Le village des Jeux du Commonwealth, un complexe sous haute sécurité ©AFP

"Nos jeux, Notre fierté !". Sur la façade de la station de métro flambant neuve située aux portes du village des athlètes des Jeux du Commonwealth, sur les bords de la Yamuna dans l’est de New Delhi, une gigantesque banderole donne le ton. Jusqu’à la cérémonie d’ouverture pourtant, la capitale indienne et le pays en général étaient tout sauf fiers des scandales à répétition qui contribuaient plus à décridibiliser l’Inde qu’à la faire briller aux yeux du monde.

De l’extérieur, l’enceinte des jeux ressemble à un retranchement militaire avec ses barbelés, miradors et sacs de sable, constatation toutefois plutôt rassurante étant donné les craintes d’attentats pendant les jeux, évoquées par plusieurs pays. Une fausse alerte à la bombe la semaine dernière avait d’ailleurs rappelé la menace terroriste à laquelle la capitale fait face régulièrement.

Le sport a finalement pris le dessus

Une fois passées les barrières de sécurité, une ambiance totalement différente règne dans l’espace "international" où viennent se détendre les athlètes, hors compétition. Des membres de toutes les délégations participantes déambulent en tongues, l’air décontracté, consultent leur emails dans le cybercafé, flanent dans les boutiques de souvenirs, vont se faire couper les cheveux... Dans la salle de jeux, deux colosses australiens s’affrontent au billard, l’équipe de hockey de Malaysie s’affaire autour du Babyfoot, à l’extérieur un groupe de Kenyans écoute de la musique.

Depuis dix jours, le sport à finalement pris le dessus et plusieurs délégations qui menaçaient de retirer leurs athlètes ont pu se concentrer sereinement sur la compétition. "Le village est bien dans l’ensemble et les gens sont chaleureux, on est bien accueillis", affirme la sprinteuse jamaïcaine Tanice Barnett. "C’est très confortable et plutôt bien organisé", affirme Ahmad Tajuddin, hokeyeur malay, déjà venu en Inde deux fois pour des matchs amicaux. "C’est vrai que quand nous sommes arrivés, nos chambres n’étaient pas prêtes mais nous sommes satisfaits de l’hébergement", assure de leur côté Timothy Drummond et Michael Patten, deux jeunes hockeyeurs Sud-Africains.

Pas entièrement satisfaisant

Quand aux navettes mises à disposition pour rejoindre différents sites des jeux, elles semblent faire l’unaminité parmi les athlètes. "Ca se passe très bien", assure la hockeyeuse australienne Fiona Johnson. Un avis que partage également le directeur général de la délégation ougandaise Timothy Mugala : "Le système de transport est très éfficace. Tout est adéquate, sauf la température humide!"

Si les conditions permettent aux athlètes de se concentrer, plusieurs d’entre eux dénoncent néanmoins certaines insuffisances. "On sent qu’il y a eu un gros travail de planification mais au final, l’objectif n’est pas totalement atteint. [Certaines infrastructures] sont encore en chantier, nos athlètes respirent de la poussière. Je ne suis pas entièrement satisfait", affirme Keith Nigel Hyliger, chef de mission de la délégation de St. Kitts et Nevis.

De nombreux athlètes s’accordent sur le fait que les infrastructures et l’organisation étaient meilleures à Melbourne, ville hôte des derniers Jeux du Commonwealth et, comme Keith Nigel Hyliger, doutent encore de la capacité de l’Inde à organiser les Jeux Olympiques.

Mais après les commentaires impitoyables de la fédération des Jeux du Commonwealth et des différentes délégations sur les infrastructures du village, proférés à quelques jours de l’ouverture de la compétition, Delhi aura finalement assuré le principal.

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Portrait de Goldorak

Rendons a Cesar ce qui appartient a Cesar!! Bravo!!!



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